RestART

Atelier de conservation & restauration d’œuvres d’art

RestART est un atelier pluridisciplinaire qui regroupe plusieurs conservateurs-restaurateurs professionnels ayant des formations universitaires et, spécialisés dans les différents secteurs de la restauration.

Améliorer la lisibilité et l'intégrité esthétique et historique d'un objet, rendre à nouveau possible son utilisation tout en garantissant sa transmission aux générations présentes et futures, tel est notre objectif.

Disciplines L'atelier

Disciplines

L’atelier propose des solutions professionnelles, adaptées et respectueuses de la préservation des oeuvres d'art, en accord avec les règles déontologiques internationales de la profession.

  • Peintures sur chevalet

  • Icônes

  • Dorure à l’ancienne / nouvelle

  • Décorations murales

  • Céramique et verre

  • Sculpture

  • Arts graphiques, livres

  • Études technologiques

Les matériaux dont sont composé une peinture se détériorent avec le temps, que ce soit naturellement, accidentellement ou en rapport avec leur usage. L’objectif premier du restaurateur, tel un médecin face à un corps malade, sera de détecter le traitement adéquat à mettre en place. Les principales altérations d’une œuvre sont un support fragilisé, infesté par des micro-organismes ou par des insectes xylophages, une couche picturale lacunaire et soulevée ou encore un vernis oxydé.

Pour mener à bien le travail, il est également essentiel que le restaurateur plonge littéralement dans la matière de l’œuvre ! Comprendre comment l’artiste a procédé dans la mise en place des couches de peintures, avec quel type de pinceaux, quel type de médium. Se rappeler que l’œuvre crée à une certaine époque est liée à un style, une technique mise en place peut-être par d’autres artistes de la même époque et dont l’artiste lui-même s’est inspiré.

Les différentes interventions (sur divers supports):

  • constats d'état
  • conservation préventive et curative
  • traitements de conservation et de restauration basés sur des techniques de restauration modernes (gels de solvants, savons de résines, solutions tampon...).

Objet de culte ou œuvre d’art ? Telle est la question. Les icônes sont avant tout des objets sacrés pourvus d’une valeur spirituelle. Consacrée à la liturgie et à l’expression de la foi, elles expriment en premier lieu la présence de Dieu… A l’origine elles ne sont nullement considérées comme étant un objet uniquement pourvu d’une qualité artistique. Aujourd’hui un intérêt pour l’art des icônes ne cesse de croître en Occident. Elles sont essentiellement appréciées comme œuvres d’art.

Devenues avec le temps, objets de musées, les icônes gardent, malgré tout, leur statut d’origine, qui est celui d’objet de culte. Cette ambiguïté influe fortement sur l’approche du conservateur-restaurateur d’œuvres d’art. Ainsi, un grand nombre de problèmes éthiques de restauration, se posent, face à ces objets.

Les différentes interventions (sur divers supports):

  • constats d'état
  • conservation préventive et curative
  • traitements de conservation et de restauration basés sur des techniques de restauration modernes (gels de solvants, savons de résines, solutions tampon...).

D’or, d’argent ou de cuivre, les cadres se déclinent de plusieurs façons. Le plus souvent, l’attention est portée sur le sujet représenté cependant le cadre est également un objet d’art à part entière qui demande une attention particulière.

Celui-ci peut présenter différentes lacunes que ce soit au niveau du support donc de l’assemblage ou au niveau des premières couches d’apprêt dont les moulures et les ornements sont les principaux éléments du cadre qui subissent des dommages au fil du temps.

Ces altérations sont le résultat du temps qui passe, l’envie de mettre le cadre à de nouvelles dimensions ou d’un accident. Après un constat d’état, des traitements seront trouvés selon chaque cas afin de mener l’intervention sur le sujet dans de bonnes conditions et avec les matériaux adéquats. Deux techniques différentes sont utilisées en dorure, l’une à l’ancienne, l’autre dite « à la mixtion ».

La technique à l’ancienne qui a traversé les siècles est toujours utilisée actuellement et les recettes n’ont pas changé au fil du temps assurant une pérennité à l’objet d’art, ce sont toujours les mêmes matériaux utilisés à partir de matières naturelles. Cette technique convient à des objets qui trouveront leur place dans des lieux intérieurs alors que la dorure à la mixtion est le plus souvent réalisée pour des éléments extérieurs et/ou intérieurs (support en bois, en pierre, métal, etc…) mais avec une attention portée sur l’architecture du bâtiment. 

Que ce soit pour des restaurations ou pour la réalisation d’une dorure nouvelle, les étapes à suivre sont très similaires en dorure à l’ancienne en ce qui concerne les bois dorés.

Les différentes interventions:

  • Le traitement du support, qu’il soit en bois, en pierre ou en métal
  • Préparation du support avec des encollages composés de colle animale
  • Préparation du support avec des couches d’apprêt
  • Un travail de ponçage de la matière
  • Pose de feuilles métalliques
  • Brunissage à la pierre d’agate, cette étape représente l’étape ultime qui fera fixera l’or sur le support et fera briller la matière.

Les œuvres comme les peintures, les stucs et les mosaïques sont souvent très complexes. Elle sont composées par plusieurs couches : le mur ou le sol, différents couches de mortier et, sur celles-ci, la peinture ou les tesselles ou les décors en stuc.

Chacune de ces couches à un rôle dans l’état du bien et quand des problèmes se présentent sur la surface, chacune doit être contrôlées par le restaurateur pour pouvoir détecter où se trouve le problème et pouvoir le résoudre avec un traitement spécifique.

Après le traitement le restaurateur pourra proposer des mesures à prendre pour garantir la conservation de l’œuvre dans le futur: parfois on peut agir sur les paramètres environnementaux (humidité, température), parfois avec l’application des produits projectifs sur la surface. 

Les différentes interventions:

  • Constats d’état
  • Documentation photographique
  • Conservation préventive et curative
  • Traitements de conservation (consolidation de la surface, nettoyage, protection)
  • Proposition des solution de conservation à long termes

«… le lien indissoluble qui existe entre la restauration et l’œuvre d’art,…c’est l’œuvre qui conditionne la restauration et non l’inverse » C. Brandi « Théorie de la restauration » Monum, Editions Patrimoine, p. 29.

Toute intervention de conservation-restauration exige de tenir compte d’un certain nombre de paramètres propres à l’artefact (càd tout objet façonné par la main humaine) concerné, telles sa matière, sa mise en œuvre préalable, et ses altérations subies au cours du temps. Par ailleurs, il s’agit également de situer l’objet dans son contexte historique et esthétique.

Ainsi, dès qu’une pièce arrive dans notre atelier, nous tenons compte de tous ces éléments pour réaliser le traitement le plus approprié. L’accent est avant tout porté sur la conservation de l’intégrité de l’objet. L’intervention sera donc réduite au minimum et les produits utilisés seront toujours réversibles.

Matières

La céramique, le verre, les matériaux pierreux et le plâtre ont un point commun : ils sont composés essentiellement de minéraux.

Ces minéraux présentent:

  • des propriétés physico-chimiques très particulières : ils sont à la fois solides (par leur indice de dureté) et fragiles (possibilité de brisures/ d’éclats).
  • des qualités optiques très diversifiées, telles que leurs textures, leurs couleurs, leurs éclats, leurs transparences, leurs opacités, leurs brillances/matités.

Les liaisons moléculaires qui caractérisent les différents minéraux leur confèrent des densités variables, qui vont du « poreux » au « vitrifié ».

Mises en oeuvre:

  • A partir de cette matière première et en fonction de ses propriétés particulières, l’artiste/artisan intervient pour créer un objet, une sculpture, un récipient à vocation utilitaire, esthétique ou cérémonielle.
  • La pierre est sculptée ou taillée.
  • L’argile et la silice sont modelées/ moulées/ soufflées/ coulées et transformées chimiquement lors de la cuisson.
  • Le plâtre est moulé ou modelé.

Altérations:

Au cours du temps, l’artefact subit des altérations qui peuvent:

  • parfois sublimer la matière lors de l‘apparition d’une patine
  • être structurelles (dans ce cas, un traitement de conservation est nécessaire)
  • être esthétiques (ce qui nécessite une intervention pour en améliorer la lecture/compréhension)

Chaque type de pierre est différents et a ses particularités (compositions chimique, composition minéralogique, structure) que le restaurateur doit bien connaitre pour pouvoir intervenir de façon efficace. De plus, la sculpture en pierre présente souvent des polychromies qu’il faut préserver et intégrer pour maintenir l’aspect original voulu par l’artiste. Un défi plus exigeant est représenté par les sculptures conservées à l’extérieur: dans ce cas le restaurateur doit non seulement proposer un traitement mais aussi concevoir des solutions qui permettent la conservation des œuvres dans le futur.

Les différentes interventions:

  • Constats d’état
  • Documentation photographique
  • Conservation préventive et curative
  • Traitements de conservation (consolidation de la surface, nettoyage)
  • Proposition des solution de conservation à long termes

Si l'écriture à de loin précédé le livre, c'est majoritairement sous cette forme que nous en trouvons la trace aujourd'hui. Le livre est, par essence, un objet culturel complexe, à la fois objet destiné à la transmission d'un savoir, d'une idéologie, d'une pensée, de connaissance et objet de protection, de conservation de son précieux contenu.

En Occident, la nature des matériaux constitutifs du livre a évolué. Des épais ais en bois destinés à la protection d'un corps d'ouvrage en parchemin, en passant par le carton et le papier, les plats sont aussi recouverts de matériaux très divers : orfèvrerie, textile, parchemin, cuir, papier... En fonction du commanditaire, du destinataire, de l'usage du livre, ces matériaux sont décorés, ornés et travaillés de manière plus ou moins poussée.

Les objectifs actuels en terme de conservation du patrimoine culturel, qui sont aussi ceux du livre, sont la prévention de la signification et le respect de l'usage de l'objet. Les choix de traitement d'un ouvrage sont donc orientés par la volonté de servir son usage et sa signification, tout en considérant sa matérialité.

Ce postulat exige un certain nombre de critères à prendre en compte:

  • Le respect de l'entièreté de l'objet
  • Une consultabilité non contraignante, à la fois pour le livre et pour le lecteur
  • La flexibilité des matériaux, permettant au mécanismes du livre de fonctionner
  • La pérennité des matériaux et des mécanismes
  • Un bon état du support et des médias, permettant l’appréciation du texte et de l'image
  • Une protection optimale de l'objet et de son contenu

Si vous possédez une œuvre et que vous souhaitez la soumettre non pas à un traitement de conservation-restauration, mais a une analyse technologique, il est également possible de faire appel à nous.

Examiner l’œuvre minutieusement, en établir une documentation complète grâce à une variété de méthodes scientifiques telles que la photographie, les examens en lumière visible, lumière rasante, la fluorescence ultraviolette, le microscope binoculaire, le macro USB ou encore sur table lumineuse, participe aussi à la sauvegarde des œuvres et donne souvent de précieuses informations en vue d’un éventuel futur traitement de restauration.

L'atelier

Crée en mars 2017, l’atelier RestART est une approche pluridisciplinaire, rendue possible par la rencontre des différentes disciplines et compétences au sein d’une équipe de professionnelles. En effet, le métier de conservateur-restaurateur d’oeuvres d’art suppose un travail constant de réflexion avec une ou plusieurs personnes spécialisées dans un domaine et dont l’aide est souvent indispensable pour mener à bien la partie technique de l’ouvrage.

Après un rendez-vous à l'atelier ou chez le propriétaire, notre première tâche consiste à dresser un constat d’état de l’oeuvre à restaurer. C’est seulement après que les études auront été menées à bien, que le diagnostic pourra être posé. Une intervention appropriée sur base de laquelle nous proposons un devis, est alors conseillée, dans lequel le coût et délais y sont détaillés. Sur demande nous réalisons des photographies et un rapport de traitement.

La conservation et la restauration d’une oeuvre d’art sont indissociables. Nous prenons en compte toutes les possibilités de conservation préventive et curative. Si une restauration de l’objet s’avère nécessaire, l’intervention se limitera aux travaux strictement indispensables.

Nous traitons aussi bien les oeuvres anciennes que les oeuvres contemporaines, pour les collections privées comme les collections publiques, le particulier, le professionnel, le conservateur, les musées, les fondations et les fabriques d'églises.

Idéalement situé à Woluwe-Saint-Lambert, l’atelier RestART présente un grand nombre d'avantages pour le métier. Spacieux (plus de 100 m2), hyper-équipé et fonctionnel l’espace comporte également une réserve professionnelle – sécurisée-pour stocker les oeuvres et une partie du matériel.

L'équipe

  • Alexandra Louis

    Fondatrice de RestART. Conservateur-restaurateur de peintures et spécialisée en icônes byzantines et Russes

  • Laura Porcu

    Conservateur-restaurateur de sculptures et de décorations murales

  • Sandrine de la Kethulle

    Conservateur-restaurateur de céramiques, verres, matériaux pierreux et plâtres

  • Sophie Genin

    Conservateur-restaurateur de céramique et verre

  • Angeli Bodson

    Conservateur-restaurateur de dorure à l’ancienne/nouvelle

  • Elena Benazet

    Conservateur-restaurateur arts graphiques et livres anciens

  • Alexia Melianou

    Conservatrice-restauratrice de livres et de documents graphiques

J’ai étudié à Saint- Luc, ancienne abbaye à Tournai, les arts plastiques et ensuite à l’école nationale supérieure de la Cambre à Bruxelles. J’y ai découvert dans ce cadre ancien propice à l’art ce qu’est la conservation- restauration d’oeuvres d’art, un métier aux multiples visages : artiste, scientifique, médecin.

L’objectif premier de ce métier, qui est la sauvegarde du patrimoine culturel matériel, tout en garantissant sa transmission aux générations présentes et futures, dans un monde qui perd de plus en plus la valeur des choses, m’a donné le sentiment de contribuer à quelque chose de constructif.

Durant mes années d’études, j’ai eu l’opportunité en 2007 juste avant que la guerre éclate de faire un stage en Syrie, à Qara situé à 100 km au nord de Damas. Logée au couvent « Saint-Jacques-le-Mutilé », datant du 6e siècle, j’ai participé à la restauration d’icônes melkites et d’une fresque des 11 e et 13 e siècles. Ce fut une expérience inoubliable, qui par la même occasion m’a donné l’idée de faire un mémoire sur les icônes byzantines et russes.

Une fois diplômée, j’ai suivi durant un an l’agrégation en arts plastiques également à la Cambre, ce qui me permet aujourd’hui d’enseigner les arts plastiques en parallèle de mon métier. En octobre 2015 je suis entrée en tant que stagiaire au sein de l’atelier de peintures de l’IRPA sous la direction de Livia Depuydt, responsable de l’atelier. Un stage à l’Institut Royal du Patrimoine artistique de Bruxelles, était pour moi l’occasion d’enrichir considérablement mes connaissances et ma pratique en conservation-restauration de peintures.

Mon stage à l’Irpa m’a également amené à me sentir prête à me lancer en tant qu’indépendante. Un de mes objectifs était depuis longtemps de monter mon propre atelier de conservation-restauration d’oeuvres d’art, l’atelier RestART.

Ma formation dans la conservation a commencé à Florence, où j'ai obtenu un diplôme en restauration de peintures sur toile et planche, et sculptures en bois polychrome, en 2009.


Après, j'ai fréquenté un Master quinquennal en conservation-restauration à l'Université de Turin, avec spécialisation dans les matériaux pierreux (pierre, mosaïque, plâtre, peintures murales).

Á la fin de mes études, j'ai eu l'opportunité de faire face à un sujet très stimulant, sur lequel j'ai écrit ma thèse finale et quelques publications: le réassemblage d'une sculpture en marbre provenant du Musée Archéologique de Turin.

Une fois arrivée à Bruxelles j’ai décidé de me spécialiser et j’ai été admise pour un stage à l’IRPA dans l’atelier pierre.

Après cette expérience très enrichissante j'ai lancé mon activité comme indépendante au sein de l’atelier RestART.

L’espace de l’AtelierRestART consacré à la restauration de Céramiques, Verres, Matériaux pierreux et Plâtres est confié depuis janvier 2018 à Sandrine de la Kethulle, qui est titulaire d’une « licence en restauration » octroyée en 2006 par l’École nationale supérieure des Arts visuels (ENSAV-La Cambre, Bruxelles) à l’issue d’un parcours académique exigeant, ponctué par la publication de son mémoire de fin d’études consacré à un sujet d’archéologie maritime (« Conservation-restauration de grès verts et de verres islamiques du 10ème siècle trouvés en Mer de Java », ENSAV, Bruxelles, 2006).

Ce mémoire a fait l’objet d’une publication partielle dans la revue trimestrielle de l’Association professionnelle de Conservateurs-Restaurateurs d’oeuvres d’art (Gentbrugge, Belgique, décembre 2006).

Après quelques semestres dans l’enseignement secondaire belge comme professeur d’Arts plastiques (de novembre 2008 à juin 2010), elle s’est consacrée uniquement à la conservation- restauration, seule ou en collaboration, en privé ou dans des ateliers renommés, tels le laboratoire Arc’Antique (Nantes, France), l’Atelier Céladon (Genval), l’Atelier de Conservation-Restauration de Dorure (Bruxelles), le Musée royal de Mariemont (Morlanwelz) et pour le compte de nombreux particuliers et antiquaires belges et français.

TEL: +32 473 552 917 | +33 629 636 862

Passionnée depuis le plus jeune âge par l’art et ses techniques de mise en oeuvre, je me suis très vite projetée dans la profession de conservateur-restaurateur. Mon choix s’est porté sur la formation proposée à l’ENSAV-La Cambre. Je me suis spontanément dirigée vers la céramique et le verre pour leur matérialité. En parallèle, il me semblait essentiel d’intégrer le monde professionnel à travers des stages.

J’ai travaillé notamment au Musée national de Céramique de Sèvres, au Victoria & Albert Museum (Londres), au Laboratoire Arc’Antique (Nantes) et j’ai fait part à la mission archéologique belge dans la Vallée des Nobles en Égypte en collaboration avec l’ULB et l’Ulg. À la fin de mes études, je suis partie un mois à Kinshasa dans le cadre d’une collaboration entre l’Académie des Beaux-Arts de la ville et l’ENSAV-La Cambre. J’ai ainsi pu contribuer à l’amélioration des conditions de conservation des réserves de leur musée. Cela me tient à cœur de participer, à mon échelle, à la sauvegarde du patrimoine artistique et culturel.

Après cette expérience, j’ai entrepris un second master, en histoire de l’art et archéologie à l’ULB. L’option musée et conservation du patrimoine mobilier faisait le lien avec mon précédent master et je me suis spécialisé en art contemporain. L’art d’aujourd’hui deviendra en partie le patrimoine de demain et cela me semble important de le considérer comme tel.

Depuis 2018, je travaille comme restauratrice indépendante. Mon expertise porte sur la céramique (terre crue, terre cuite, faïence, grès, biscuit, porcelaine), sur le verre (et le cristal) et sur certains matériaux pierreux comme l’albâtre ou le marbre de petites dimensions. Je peux également réaliser le constat d’état de vitraux, d’émaux ou de plâtres.

La dorure est un apprentissage qui s’est fait au fur et à mesure, j’ai tout d’abord commencé ma formation aux Arts et Métiers de Bruxelles. De fil en aiguille, j’ai trouvé ma voie dans la manipulation des feuilles d’or en passant également par une année d’ébénisterie afin d’avoir quelques connaissances en menuiserie quant à la manufacture des cadres divers à appréhender dans le futur.

Tout en faisant ma formation, que ce soit à l’Ecole d’Art Mural de Versaille ou au Palazzo Spinelli de Florence, j’ai également été apprenti dorueuse au sein d’un atelier privé et ai eu la chance de rencontrer les bonnes personnes qui m’ont amené à réaliser des chantiers pour de grandes enseignes, entourée d’une petite équipe très complémentaire.

Actuellement, je me partage entre le travail de restauration en atelier et celui sur chantier qui sont deux éléments tout à fait différent permettant une approche très complète du travail de dorure.

Celle-ci peut se réaliser sur plusieurs matériaux différents ouvrant toutes les possibilités à la créativité dans le cadre d’un projet artistique ou dans le cadre d’une restauration sur un bâtiment ancien comme ça a été le cas pour la façade d’un moment face aux Galeries de la Reine.

Les premiers pas dans le monde artistique débutent en 2011, année de classe prépara- toire Beaux Arts préparant aux concours des écoles supérieures d’art. En 2012, elle entre à l’École Nationale Supérieure de La Cambre (Bruxelles), dans la section de Conservation-restauration des oeuvres d’art. Dès la deuxième année, elle se spécialise dans la conservation-restauration des livres et suit, en plus des cours spécialisés dans ce domaine, une formation en reliure. En 2014, elle obtient son Bachelier et entame son cursus de Master.

Pendant les deux dernières années d’études, elle continue à se former à l’école ainsi qu’ à l’Université de La Sorbonne à Paris, dans l’ atelier de conservation-restauration des livres et documents graphiques, dans le cadre d’un stage. Lors d’un stage à Louxor, dans le cadre d’une mission archéologique, elle aura la chance d’élargir son domaine d’expertise en traitant des papiri datant de la 18e dynastie Égyptienne.

Durant la dernière année de Master, elle choisit de se spécialiser dans l’étude des cou- vrures textile, dont elle fera l’objet de son mémoire. Afin d’enrichir ses recherches et sa pratique, elle suivra un double cursus pendant un an à l’Académie d’Anderlecht (Bruxelles) dans l’atelier de restauration de textile.

En 2017, elle obtient son Master en arts plastiques, visuels et de l’espace, à finalité spécialisée, option Conservation, restauration des oeuvres d’art (papier, livres). Une fois diplômée, elle réalise un an de stage dans l’atelier de conservation-restauration des manus- crits à la Bibliothèque Royale de Belgique. Parallèlement, elle commence son activité d’indépendante et s’associe à une autre restauratrice de livre dans le cadre d’un important chantier de restauration de manuscrits appartenant à la riche librairie des Ducs de Bourgogne.

En 2019, elle ouvre son propre atelier de restauration de livres et documents graphiques.

Alexia Melianou est une conservatrice/ restauratrice de livres et de documents graphiques, basée à Bruxelles depuis 2014. Elle a réalisé ses premières études en conservation/ restauration d’oeuvres ecclésiastiques à Thessalonique, Grèce. Ensuite elle a voulu se spécialisée en livres. Pour le faire, elle a déménagée à Bruxelles où elle a obtenu un Bachelier et un Master de l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Visuels de La Cambre dans ce domaine. Depuis l’obtention de son Master en 2017, elle travaille en tant qu’indépendante. Elle collabore avec des bibliothèques en Belgique (Bibliothèque Royale) et en Grèce (Bibliothèque de Saint Jean le Théologien à Patmos), ainsi que des privés en Belgique, Grèce et Angleterre.

Contact

Idéalement situé à Woluwe-Saint-Lambert (Bruxelles), l’atelier RestART présente un grand nombre d'avantages pour le métier. Spacieux (plus de 100 m2), hyper-équipé et fonctionnel l’espace comporte également une réserve professionnelle – sécurisée-pour stocker les œuvres et une partie du matériel.

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  • Pour des raisons de sécurité, nous préférons ne pas mentionner l'adresse postale de l'atelier. N'hésitez pas à nous contacter pour plus d'informations.